L’association des professeurs d’archéologie et d’histoire de l’art à l’Université (APAHAU) lance, conjointement avec des universitaires européens, un “appel de Florence“, pour alerter les futurs députés européens sur les risques qui pèsent sur l’enseignement de l’histoire de l’art en Europe.

Cet appel de Florence a été rédigé lors d’un colloque sur la didactique de l’histoire de l’art en France et en Italie organisé par le Haut Conseil à l’ Education artistique et Culturelle et le SUM de Florence.
“Alors que l’enseignement de l’histoire de l’art est partiellement menacé en Italie, que ses modalités en Allemagne sont remises en cause, qu’en France est créé un enseignement d’histoire des arts qui comporte des ambiguïtés, cet appel vise à sensibiliser les élites politiques, intellectuelles et culturelles, l’opinion publique, sur l’importance d’un enseignement d’histoire de l’art de l’école au lycée pour la formation des futurs citoyens européens et de ceux qui vivent en Europe, pour la continuité d’une grande culture, humaniste et ouverte vers l’avenir et l’échange.”

Une pétition est ouverte. Je l’ai signée, convaincue de l’urgence d’agir, comme je l’ai mis en évidence dans un précédent billet. Et Sylvie Goulard, notre tête de liste MoDem aux élections européennes,  le souligne elle aussi dans sa chronique du 3 juin :  “Les grandes œuvres d’art n’appartiennent pas à l’élite. Les plus pauvres sont peut-être ceux qui en ont le plus besoin. Plus encore que les autres, les enfants défavorisés doivent en entendre parler à l’école car ce n’est pas à la maison qu’ils auront une chance de les découvrir.”

La culture n’est pas un produit à valeur ajoutée, que seuls ceux qui en ont les moyens pourraient s’offrir. La culture n’est pas qu’un supplément d’âme. Sans enseignement de l’histoire de l’art en France et en Europe, nos enfants